Au lendemain du succès du Cercle des Amis du Foie Gras, les représentants du secteur se sont réunis pour leur Assemblée générale. Ils se sont réjouis de la présence des nombreux Eurodéputés la veille, provenant tant de pays producteurs que consommateurs, ce qui démontre l’important soutien politique pour le produit et les éleveurs.  

Les membres d’Euro Foie Gras sont également revenus sur l’épidémie de grippe aviaire qui sévit depuis plusieurs mois en Europe et qui touche l’ensemble du secteur de la volaille. “Vacciner et exporter”, telle est la position du secteur sur le sujet. La vaccination ne sera pas la panacée mais un outil essentiel qui viendra compléter les mesures de biosécurité et de surveillance qui sont et resteront les piliers de la lutte contre la grippe aviaire.  

Par ailleurs, la Fédération clôture déjà, avec succès, la première année de sa campagne de promotion européenne. Formations dans des écoles culinaires et points de vente, vidéos d’éleveurs afin de faire découvrir la production, diffusion de recettes… De nombreuses actions ont été effectuées pour faire connaître davantage le foie gras auprès des citoyens, des vendeurs et des apprentis cuisiniers des pays producteurs. 

Les membres ont également évoqué les avancées du sous-groupe bien-être animal, constitué de représentants du secteur, qui développent des indicateurs communs de bien-être animal. Ceux-ci démontrent la proactivité du secteur qui suit effectivement toutes les règles européennes en la matière, et qui va même au-delà dans certains cas.  

Le travail en commun au sein d’Euro Foie Gras est crucial afin d’échanger sur les défis à relever, d’y apporter des réponses collectives et d’unir sa voix pour promouvoir un secteur extensif, essentiellement de plein air et familial qui participe à la diversité de la gastronomie européenne. 

Eurodéputés, membres des représentations permanentes et régionales auprès de l’UE, et autres amis du foie gras se sont rassemblés ce 11 mai à la Représentation de la Région Nouvelle-Aquitaine à Bruxelles pour célébrer ce mets d’exception ainsi que les femmes et les hommes qui le produisent. Ce fut également l’occasion de remercier l’Eurodéputé Jérémy Decerle pour son engagement en faveur de la production de foie gras en lui remettant la Palme d’Or de la Fédération.

Christophe Barrailh, Président de la Fédération, a ouvert le Cocktail du Cercle des Amis du Foie Gras en remerciant les Eurodéputés pour leur soutien lors du vote sur le rapport d’exécution de M. Jérémy Decerle relatif au bien-être des animaux sur les exploitations. « Extensive, familiale, essentiellement de plein air et respectueuse du bien-être des animaux » sont les spécificités de la production de foie gras qui ont été reconnues dans ce rapport le 15 février 2022.

Le Président d’Euro Foie Gras a ensuite tenu à évoquer l’épidémie d’influenza aviaire qui touche durement un grand nombre de pays européens et l’ensemble des filières avicoles. « Les conséquences économiques et sociales pour les éleveuses et les éleveurs ainsi que pour nos animaux sont terribles. Euro Foie Gras est convaincu qu’en complément des mesures de biosécurité et de surveillance qui sont et resteront les piliers de la lutte contre la grippe aviaire, la vaccination est dorénavant un outil complémentaire essentiel pour une lutte efficace contre cette maladie », a-t-il souligné.

La Fédération a également voulu témoigner sa gratitude envers Jérémy Decerle, qui a réussi à mettre en avant les efforts accomplis par les éleveurs sur leurs exploitations, tout en valorisant le secteur de production du foie gras. Christophe Barrailh a salué « un homme de conviction et d’action, qui est très rapidement devenu un Eurodéputé incontournable de la Commission de l’agriculture ». Afin de récompenser son action, qui a joué un rôle fondamental dans le vote positif du Parlement européen en février 2022, la Fédération lui a remis la Palme d’Or et l’a également intronisé en tant que membre du Cercle des Amis du Foie Gras. Jérémy Decerle a remercié la Fédération et a précisé : « J’ai l’intime conviction que les agriculteurs et agricultrices ont un rôle déterminant à jouer en Europe et doivent être défendus ». Il a loué le mode d’élevage des palmipèdes gras, basé essentiellement sur des exploitations familiales, qui présente une valeur ajoutée importante.

Euro Foie Gras a aussi eu le plaisir d’introniser six nouveaux Eurodéputés venant de différents pays (République tchèque, Danemark, Suède, Pologne et France) et également de remercier les Eurodéputés déjà membres du Cercle.

Cela faisait plus de deux ans que les Amis du Foie Gras n’avaient pu se retrouver en raison de la pandémie de Covid 19. La soirée fut riche en échanges sur les défis et opportunités du secteur, tout en dégustant de délicieuses mises en bouche à base de palmipèdes gras.

Afin de vous informer davantage sur le foie gras, nous avons lancé une série sur sa production en Europe, de l’arrivée des canetons dans les fermes au produit final. Cette série traitera uniquement du foie gras de canard, qui constitue la majorité du foie gras produit en Europe. Il est cependant important de noter l’existence du foie gras d’oie qui représente 7% de la production totale de foie gras du vieux continent. Le foie gras d’oie est principalement produit en Hongrie, où il a obtenu la distinction « Hungaricum ». Dans cet article, nous abordons la deuxième étape du processus de production : l’élevage des canards en plein air.

Nous vous avions décrit en novembre la première étape d’élevage des canetons, qui grandissent en premier lieu dans un bâtiment chauffé ce qui leur permet de s’emplumer suffisamment pour sortir en plein air.

Par après, l’animal est alors suffisamment robuste pour passer en parcours extérieur libre. Le plein air est une caractéristique fondamentale de l’élevage des palmipèdes à foie gras. Au total, les animaux passent 90% de leur vie en extérieur. Les canards peuvent se mouvoir librement parmi leurs pairs dans un environnement naturel et sain. Ils sont nourris d’aliments à 75% composés de céréales, sous forme de granulés ou farine.

Valérie van Wynsberghe, exploitante de la Ferme de la Sauvenière, exploitation familiale et artisanale belge, expliquait au micro de CanalZ* que le bien-être des canards est une priorité pour les éleveurs : « Si on veut avoir des produits de qualité, l’animal doit être élevé dans de bonnes conditions, au sein d’un environnement agréable et sain. C’est ce qu’on fait le plus possible. Nous avons planté des arbres fruitiers pour qu’ils aient de l’ombre en été, les prairies sont ressemées à chaque printemps afin qu’ils soient sur des parcours herbeux et non pas dans de la boue… ».

Afin de préparer les animaux à la phase suivante, celle de l’alimentation assistée, une période de transition permet d’habituer l’animal à se nourrir par repas, développant ainsi son aptitude à l’engraissement. Le canard, alors âgé d’environ 10 semaines (en fonction de l’espèce), sera transporté dans un logement collectif intérieur pour la phase d’engraissement. Cette troisième partie de notre série sera développée fin de cette année.

*https://canalz.levif.be/news/le-journal-09-10-20/video-normal-1343051.html?cookie_check=1649836066 (à partir de 6’30)

Photo: © CIFOG

Le 16 février 2022, la Commission européenne a ouvert une consultation sur l’application des normes sanitaires et environnementales de l’Union aux produits agricoles et agroalimentaires importés. Voici l’opinion d’Euro Foie Gras sur la question:

L’Union européenne (UE) est le premier producteur mondial de foie gras avec 90% de la production mondiale. Une définition des produits crus (foie gars, magret) est reprise dans le règlement 543/20081 sur les normes de commercialisation pour la viande de volaille, qui devraient même être complétées par une norme sur les produits transformés pour protéger le consommateur de pratiques frauduleuses. Cependant, la concurrence d’autres pays comme la Chine, où les normes ne sont pas aussi élevées que dans l’UE, pourrait s’accroître dans les prochaines décennies.

Ainsi, nous estimons qu’il est essentiel de garantir que les importations de produits en provenance de pays tiers respectent les standards européens. Dans le cas contraire, cela porterait atteinte à la compétitivité du secteur agricole européen qui ferait alors face à la concurrence déloyale des pays hors UE. Nous demandons ainsi que des conditions identiques soient imposées aux importations.

Le foie gras est un produit gastronomique traditionnel, dont la production est étroitement liée à l’identité gastronomique des cinq pays producteurs européens– Belgique, Bulgarie, Espagne, Hongrie, France – et contribue au rayonnement culinaire européen dans le monde.

La production européenne de foie gras respecte toutes les exigences règlementaires en termes de santé et de bien-être animal, dont la directive européenne 98/58/CE concernant la protection des animaux dans les élevages, et va même au-delà de ces exigences réglementaires. En effet, de manière proactive, les cinq pays producteurs européens de foie gras ont adopté en 2011 la Charte européenne pour la production de palmipèdes gras. Cette Charte édicte les engagements de la filière en se basant sur les 12 principes retenus dans le « Welfare Quality Project » de la Commission européenne. Le secteur développe aussi des indicateurs communs de bien-être animal.

L’élevage de palmipèdes gras (canards et oies) est extensif, très souvent familial, et majoritairement de plein air. Avec 90% de la vie de l’animal passée en parcours extérieurs, les palmipèdes gras ne sont placés dans des logements collectifs que pendant la phase d’engraissement et durant une période limitée de 9 à 15 jours selon les espèces.  

Dans les cinq pays producteurs européens – Belgique, Bulgarie, Espagne, Hongrie, France – les éleveurs de palmipèdes gras sont soumis à des exigences règlementaires et des contrôles stricts en termes de santé et de bien-être animal, dont la directive européenne 98/58/CE concernant la protection des animaux dans les élevages.  

Euro Foie Gras a toujours œuvré et continuera à œuvrer pour que les palmipèdes gras soient élevés de manière optimale en assurant pleinement leur bien-être tout en répondant à des exigences liées aux aspects sanitaires et en offrant des conditions de travail satisfaisantes aux éleveurs.   

Pour en savoir plus sur la production européenne de foie gras, vous pouvez consulter notre note de position ou regarder cette vidéo.

Euro Foie gras et le Copa-Cogeca saluent le vote positif du Parlement européen concernant le rapport d’exécution de M. Jérémy Decerle relatif au bien-être des animaux sur les exploitations. Les députés du Parlement européen reconnaissent que « la production de foie gras repose sur des procédures d’élevage respectueuses des critères de bien-être animal » et rejettent l’appel visant à interdire l’alimentation assistée des canards et des oies.

La nuit dernière, une majorité de députés européens ont rejeté deux amendements visant à interdire l’alimentation assistée pour la production de foie gras. Le texte adopté stipule que « la phase d’engraissement, qui dure entre 10 et 12 jours en moyenne à raison de deux repas par jour, respecte les paramètres biologiques des animaux ». Par ailleurs, il reconnait que la production de foie gras est une forme extensive de production, qui se déroule en plein air et essentiellement dans des exploitations familiales. Les palmipèdes gras passent 90 % de leur vie en plein air, où ils peuvent grandir librement entourés de leurs congénères. Ce rapport alimentera le processus de révision de la Commission de la législation européenne sur le bien-être animal.

M. Christophe Barrailh, Président d’Euro Foie Gras, a déclaré : « Nous nous félicitons du soutien exprimé par le Parlement envers notre secteur. Nos efforts constants pour maintenir nos spécificités ainsi que des normes élevées en matière de bien-être animal ont été reconnus. »

La production de foie gras respecte, en effet, toutes les normes européennes en matière de bien-être animal et va même au-delà en appliquant la charte du secteur adoptée en 2013 et en développant des indicateurs en matière de bien-être animal.

Il est également important de noter que, selon les connaissances actuelles et les techniques disponibles, et contrairement aux allégations faites pour certains produits, il est impossible de produire du foie gras sans avoir recours à l’alimentation assistée.

L’organisation Euro Foie gras et le Copa-Cogeca ont toujours œuvré et continueront à veiller à ce que les palmipèdes gras soient élevés dans des conditions optimales en garantissant pleinement leur bien-être, tout en répondant aux exigences sanitaires et en offrant des conditions de travail satisfaisantes aux éleveurs.


Co-signé par : Euro Foie Gras (Fédération européenne du foie gras) et Copa-Cogeca (Agriculteurs et coopératives agricoles d’Europe).

On vous en parlait en octobre, de célèbres chefs issus de quatre pays européens producteurs de foie gras sont partis à la rencontre d’exploitants pour en apprendre davantage sur ce mets gastronomique européen. Voici quelques nouvelles de leurs road trips, riches en émotions et découvertes :  

Les Chefs français Pierre Chomet et Matthias Marc, ex-candidats Top Chef 2021, ont fait connaissance avec Florian Boucherie, producteur de Foie Gras en Dordogne. A la ferme de la Guarrigue Haute, tout est fait sur place, de l’élevage à la transformation des produits.  

Après un Challenge culinaire sur le thème du foie gras, les deux Chefs finissent leur road trip dans la jolie boutique de David Pélégris, artisan conserveur en plein centre de Sarlat. Découvrez leur visite en images

En Belgique, un duo de Chefs, le wallon Julien Lapraille et le flamand Tom Vermeiren, se sont rendus dans la ferme traditionnelle de Louis Legrand près de Tournai. Durant la visite, l’exploitant leur explique que l’engraissement des canards est la reproduction d’un phénomène naturel. En effet, le palmipède est un oiseau migrateur, qui peut avaler de grandes quantités de nourriture grâce à son absence de glotte et à son oesophage non cartilagineux. Ces aliments seront alors stockés sous forme d’énergie au niveau de leur foie.  

Plus au Sud, ce sont les Chefs Ketty Fresneda et Leandro Gil qui visitent une exploitation espagnole. Après avoir pu observer les canetons hébergés en intérieur pour les protéger du froid, ils ont  découvert le beau parcours extérieur, là où les canards grandissent en liberté, dans le plus grand respect du bien-être animal. 

A l’Est de l’Europe, et plus précisément en Hongrie, Wossala Rozina, Chef et propriétaire de son propre restaurant a pu rencontrer une exploitante d’une ferme d’oies. La Hongrie est le plus grand pays producteur de foie gras d’oie au monde, avec 1132 tonnes produites en 2020. La Chef partage ensuite en vidéo une délicieuse recette, à tester rapidement ! 

Retrouvez également de savoureuses recettes confectionnées par les Chefs, ainsi que de nombreuses informations sur le foie gras sur www. rencontres-foiegras.fr.  

Cette campagne est financée avec l’aide de l’Union européenne via son programme de promotion “Partageons le patrimoine gastronomique européen”. 

Plusieurs maires écologistes de grandes villes françaises (Lyon, Strasbourg, Grenoble, Besançon…) ont décidé de retirer le foie gras de leurs évènements officiels, buffets et réceptions. Certaines de ces décisions avaient déjà été prises auparavant, mais ont été récemment mises en lumière par l’association animaliste PETA.  

Afin de dénoncer ce boycott et démontrer le soutien du monde gastronomique, notre membre français le CIFOG (Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras) a publié un manifeste « de soutien à la filière française du foie gras », signé entre autres par Euro-Toques, l’Académie culinaire de France, l’Association des Toques françaises, les Meilleurs ouvriers de France, le Groupement National des Indépendants ou encore l’Association française des maîtres restaurateurs. Via ce manifeste, les 16 associations signataires s’engagent à : 

«– mettre à l’honneur le foie gras, source inépuisable d’inspiration culinaire, à l’occasion des fêtes puis tout au long de l’année ; 

– écrire aux maires concernés pour leur proposer de reconsidérer leur décision ; 

– constater la qualité des modes de production du foie gras en France en permettant à un ou plusieurs de leurs membres de visiter un élevage, un atelier de gavage, ou de transformation ; 

– et apporter leur soutien à la filière du foie gras français. » 

Par ailleurs, de nombreux élus français ont également critiqué cette décision. Dans le Périgord par exemple, 56 élus ont signé un manifeste, soulignant que « L’opportunisme politique de quelques-uns ne doit pas mettre en danger l’ensemble d’une filière d’excellence surtout à une période si décisive pour ce secteur ». 

Le foie gras est un mets d’exception, symbole de la gastronomie française. L’Hexagone en est le premier producteur mondial, et le premier consommateur. Au total, le secteur représente plus de 100.000 emplois directs et indirects, contribuant à la vie dans les zones rurales. 

De plus, c’est un mets hautement plébiscité par la population. Selon la dernière étude du CSA (novembre 2021), 91% des Français déclarent consommer du foie gras. Trois français sur quatre ont d’ailleurs déclaré avoir déjà décidé d’en déguster lors des fêtes de fin d’année. 

Euro Foie Gras salue les initiatives en faveur du foie gras et remercie tous ceux qui contribuent à la défense de ce savoir-faire ancestral. 

Afin de vous informer davantage sur le foie gras, nous lançons une série sur sa production en Europe, de l’arrivée des canetons dans les fermes au produit final. Cette série traitera uniquement du foie gras de canard, qui constitue la majorité du foie gras produit en Europe. Il est cependant important de noter l’existence du foie gras d’oie qui représente 7% de la production totale de foie gras du vieux continent. Le foie gras d’oie est principalement produit en Hongrie, où il a obtenu la distinction « Hungaricum ». Dans cet article, nous abordons la première étape du processus de production : la réception et l’élevage des canetons.

La production de foie gras requiert un long travail minutieux avant de parvenir à nos assiettes. Ce travail est effectué par des éleveurs passionnés, qui transmettent cette tradition de génération en génération. L’élevage de canards pour la production de foie gras est un processus qui dure entre 10 à 15 semaines selon l’espèce. Les animaux grandissent dans des fermes la plupart du temps artisanales et familiales, dans le plus grand respect du bien-être animal.

Après la naissance des canetons dans des couvoirs, ils sont réceptionnés à l’âge d’un jour à la ferme. Ils sont accueillis dans un bâtiment chauffé à 30 degrés afin de favoriser leur développement et leur laisser le temps de s’emplumer avant de pouvoir sortir à l’extérieur. Les éleveurs assurent une surveillance quotidienne des animaux, et cela dès les premiers jours.

Lors de cette phase, leur régime est composé à 75% de céréales, sous forme de miettes puis de granulés. De l’eau est disponible à volonté, avec des dispositifs qui s’adaptent à la taille des animaux en fonction de leur croissance (mini drinks, puis pipettes…).

Les canetons circulent à leur guise parmi leurs congénères. En fonction des conditions climatiques, et lorsque les animaux sont suffisamment emplumés, ils ont accès à un parcours extérieur.

Dans la deuxième partie de cette série, qui paraîtra en mai 2022, nous aborderons la phase d’élevage des canards en plein air.

Le Conseil d’Administration (CA) d’Euro Foie Gras était ravi de se réunir ce 28 octobre pour la première fois en physique à Bruxelles depuis le début de la pandémie. Les membres espagnols, hongrois, belges et français ont pu se mettre autour de la table pour discuter de plusieurs thématiques importantes pour le secteur.

Le CA a tout d’abord dressé le tableau économique du secteur du foie gras. Les ventes reprennent progressivement grâce à la réouverture des restaurants, la relance des évènements et la reprise de l’export. Le secteur a cependant noté une augmentation importante des coûts de production.

Par ailleurs, les représentants d’Euro Foie Gras se sont félicités du lancement du programme européen de promotion et de son site internet « Rencontres – Sur la Route du foie gras ». De célèbres Chefs, comme Pierre Chomet et Matthias Marc en France, ou encore Julien Lapraille et Tom Vermeiren en Belgique, ambassadeurs de la gastronomie de terroir, sillonnent leur pays à la rencontre des producteurs de foie gras. Un objectif : faire connaître ce mets délicieux et son processus de production aux Européens.

La question des normes de commercialisation était à nouveau sur la table du Conseil, puisque celles-ci devraient être révisées dans le courant de l’année prochaine avec la publication de la proposition législative de la part de la Commission européenne. Euro Foie Gras a répondu à la consultation publique de la Commission européenne cet été en rappelant sa position : garder la définition du foie gras cru, et ajouter une définition pour le foie gras transformé. Il s’agit de la seule façon de s’assurer de la qualité du foie gras et de protéger efficacement le consommateur.

Enfin, la Fédération a poursuivi une réflexion commune sur le bien-être animal dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie européenne « De la ferme à la table ». Offrir des conditions de vie de qualité à ses animaux à toutes les étapes de l’élevage est une préoccupation quotidienne pour tout éleveur de palmipèdes gras. Dès lors, Euro Foie Gras continuera à être force de proposition sur le sujet du bien-être animal en contribuant aux discussions relatives à la révision de la législation européenne.

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