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Les organisations CIFOG et Euro Foie Gras proposent un programme européen de communication qui se déroulera entre 2024 et 2026 à travers la France, l’Espagne et la Belgique. Il visera à sensibiliser les 25-34 ans afin de les inciter à aller au-délà des idées reçues sur le Foie Gras et sa production.

Pour toute participation, une candidature devra être soumise avant le 15 février 2024.

Le lundi 2 octobre 2023, sous l’égide du Ministère français de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, a été lancée une campagne de vaccination inédite contre le virus de la grippe aviaire. Si cela avait déjà eu lieu en dehors de l’Union européenne (UE), ce fut une première pour un pays membre de l‘UE, qui plus est avec un plan draconien de surveillance tel qu’il est proposé par la France. 

Dans le cadre de la campagne, ce ne sont pas moins de 64 millions de canards français (élevés pour leur chair et pour la production de foie gras) qui seront soumis à la vaccination entre le mois d’octobre 2023 et l’été 2024. Pour rappel, la France est le 1er producteur mondial de foie gras et le 1er réservoir génétique européen. 

Les épisodes d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) touchent désormais tous les continents à une fréquence accrue et avec une saisonnalité de plus en plus floue. Face à cette récurrence croissante touchant le secteur européen de la volaille dans son ensemble, ce plan vaccinal vient compléter les mesures de biosécurité déjà existantes en France. Obligatoire pour les élevages à partir de 250 palmipèdes, la vaccination préventive vise à protéger les animaux et à ainsi donner plus de certitude et de sérénité à des éleveurs qui se sont sentis désemparés face à un virus souvent insaisissable malgré des mesures de biosécurité renforcées. La vaccination permettra notamment d’éviter les abattages préventifs dans les zones règlementées car les animaux vaccinés ne sont plus excréteurs de virus et s’effacent ainsi de la chaine de diffusion. 

Cette vaccination a été rendue possible grâce à l’adoption en février 2023 du règlement délégué européen relatif à la grippe aviaire. Euro Foie Gras s’était mobilisé pour l’adoption de ce texte, en répondant notamment à la consultation publique. Dans sa réponse, le secteur avait notamment souligné que « la vaccination représente un outil complémentaire indispensable pour la prévention et le contrôle de l’IAHP, en plus des mesures de biosécurité qui restent et resteront la pierre angulaire de la lutte contre cette épizootie ».  

Enfin, les exportations constituent un véritable enjeu. Certains pays comme le Japon ont déjà annoncé la fermeture de leur marché aux produits vaccinés. Mais il faut espérer que les discussions en cours permettront de rassurer les partenaires commerciaux.  

Après des années au cours desquelles le secteur a été durement touché par la grippe aviaire, Marie-Pierre Pé, Directrice de l’Interprofession française du foie gras (Cifog), considère que « ce plan vaccinal représente une lueur d’espoir pour {les} professionnels ».  

Euro Foie Gras a tenu son Conseil d’Administration le 24 octobre dans une atmosphère positive et constructive.  

Les membres ont salué les propos tenus par la Présidente de la Commission européenne lors de son discours sur l’Etat de l’Union prononcé le 13 septembre devant les Eurodéputés. L’hommage rendu aux agriculteurs européens qui produisent chaque jour des aliments sains pour 450 millions de citoyens à travers l’Europe et ainsi garantissent la sécurité alimentaire dans l’Union européenne a été positivement accueilli. Face aux défis croissants auxquels le secteur agricole doit faire face, il est essentiel que les agriculteurs soient davantage écoutés et pleinement soutenus par l’Union européenne. C’est la raison pour laquelle Euro Foie Gras a exprimé son souhait de prendre part au dialogue stratégique sur le futur de l’agriculture européenne.  

Après plusieurs épizooties de grippe aviaire qui ont durement touché le secteur de la volaille ces dernières années, la situation sanitaire européenne est constatée stable. De plus l’Interprofession française du foie gras (Cifog) s’est félicitée du bon déroulement du plan vaccinal en France, 1er pays producteur et réservoir génétique européen. Bien que beaucoup d’espoir soit placé dans la vaccination, il a été unanimement rappelé qu’il s’agit d’un outil supplémentaire et complémentaire aux mesures de biosécurité qui restent la pierre angulaire de la lutte contre la grippe aviaire.  

Euro Foie Gras suit également de près le processus de révision des normes de commercialisation. Les membres ont réitéré leur souhait de voir adopté l’acte délégué relatif à la viande de volaille maintenant la définition du foie gras cru. Il en va de la préservation et de la promotion du savoir-faire européen qui permet la production de ce mets d’exception et de la bonne information des consommateurs.  

2024 sera une année particulière car élective. Le secteur européen du foie gras aborde ces futures élections européennes avec ambition et lucidité. « Il existe une volonté collective de prendre le temps pour faire un état des lieux de ce que nous avons réalisé au cours de ces cinq dernières années et pour mener une réflexion commune sur les objectifs que nous voulons atteindre, notamment en termes de promotion de notre production. » a conclu Christophe Barrailh, Président d’Euro Foie Gras.  

Deuxième étape : l’élevage des canards en plein air

Dans le précédent épisode, nous vous avions décrit la première étape d’élevage des canetons, qui grandissent d’abord dans un bâtiment chauffé ce qui leur permet de s’emplumer suffisamment pour ensuite sortir sur des parcours extérieurs.

Le plein air est une caractéristique fondamentale de l’élevage des palmipèdes à foie gras. Au total, les animaux passent 90% de leur vie en extérieur. Les canards peuvent se mouvoir librement parmi leurs pairs dans un environnement naturel et sain. Ils sont nourris d’aliments à 75% composés de céréales, sous forme de granulés ou farine.

Valérie van Wynsberghe, exploitante de la ferme belge familiale et artisanale de la Sauvenière, expliquait au micro de CanalZ* que le bien-être des canards est une priorité pour les éleveurs : « Si on veut avoir des produits de qualité, l’animal doit être élevé dans de bonnes conditions, au sein d’un environnement agréable et sain. C’est ce qu’on fait le plus possible. Nous avons planté des arbres fruitiers pour qu’ils aient de l’ombre en été, les prairies sont ressemées à chaque printemps afin qu’ils soient sur des parcours herbeux et non pas dans de la boue… ».

Afin de préparer les animaux à la phase suivante, celle de l’alimentation assistée, une période de transition permet d’habituer l’animal à se nourrir par repas, développant ainsi son aptitude à l’engraissement. Le canard, alors âgé d’environ 10 semaines (en fonction de l’espèce), sera transporté dans un logement collectif intérieur pour la phase d’engraissement. Cette troisième partie de notre série sera développée dans le prochain épisode.

*https://canalz.levif.be/news/le-journal-09-10-20/video-normal-1343051.html?cookie_check=1649836066 (à partir de 6’30)

Première étape : La réception et l’élevage des canetons

Afin de vous informer davantage sur le foie gras, nous lançons une série sur sa production en Europe, de l’arrivée des canetons dans les fermes au produit final. Cette série traitera uniquement du foie gras de canard, qui constitue la majorité du foie gras produit en Europe. Il est cependant important de noter l’existence du foie gras d’oie qui représente 7% de la production totale de foie gras du vieux continent. Ce mets de qualité est principalement produit en Hongrie, où il a obtenu la distinction « Hungaricum ». Dans cet article, nous abordons la première étape du processus de production : la réception et l’élevage des canetons.

La production de foie gras requiert un long travail minutieux avant de parvenir à nos assiettes. Ce travail est effectué par des éleveurs passionnés, qui transmettent cette tradition de génération en génération. L’élevage de canards pour la production de foie gras est un processus qui dure entre 10 à 15 semaines selon l’espèce. Les animaux grandissent dans des fermes la plupart du temps artisanales et familiales, dans le plus grand respect du bien-être animal.

Après la naissance des canetons dans des couvoirs, ils sont réceptionnés à l’âge d’un jour à la ferme. Ils sont accueillis dans un bâtiment chauffé à 30 degrés afin de favoriser leur développement et leur laisser le temps de s’emplumer avant de pouvoir sortir à l’extérieur. Les éleveurs assurent une surveillance quotidienne des animaux, en particulier les premiers jours.

Lors de cette phase, leur régime est composé à 75% de céréales, sous forme de miettes puis de granulés. De l’eau est disponible à volonté, avec des dispositifs qui s’adaptent à la taille des animaux en fonction de leur croissance (mini drinks, puis pipettes…).

Les canetons circulent à leur guise parmi leurs congénères. En fonction des conditions climatiques, et lorsque les animaux sont suffisamment emplumés, ils ont accès à un parcours extérieur.

Prochain article : la phase d’élevage des canards en plein air. A suivre donc….

Depuis 2016, la Commission européenne a mis en place un programme visant à promouvoir les produits agricoles de l’Union européenne (UE). L’objectif est de contribuer au développement et à la notoriété de ces produits au sein de l’Union mais également sur des marchés extérieurs à fort potentiel de croissance. C’est au total plus de 185,9 millions d’euros que la Commission a octroyés aux projets retenus en 2023.

En 2020, le Comité Interprofessionnel des Palmipèdes à Foie Gras (CIFOG) et EUROFOIEGRAS ont remporté l’appel à projet avec leur initiative TEACH : ”Partageons le patrimoine gastronomique européen”. Sur la période 2021-2023, le CIFOG et EUROFOIEGRAS ont bénéficié de fonds européens pour sensibiliser autour du foie gras à travers 4 pays producteurs, France, Belgique, Espagne et Hongrie, valorisant ainsi toute sa culture, ses symboles et son élégance.

Un pan important de cette initiative s’est joué sur les réseaux sociaux pour sensibiliser les jeunes générations au foie gras et à son environnement. En investissant et en ciblant les pratiques de ces jeunes générations par la création d’une série de courtes vidéos, nous avons pu relayer notre pédagogie et souligner toutes les valeurs et l’impact positif au regard de l’économie régionale que porte le foie gras. De plus, des préparations iconiques ont été partagées par des chefs ambassadeurs dans les 4 pays producteurs comme l’Hongroise Rozina Wossala ou les Belges Tom Vermeiren et Julien Lapraille. Leur action a été capitale dans la pédagogie et la sensibilisation auprès des jeunes générations.

Aussi, de nombreux influenceurs ont été sollicités pour sensibiliser à propos du foie gras et en plaçant le foie gras au cœur de préparations culinaires.

Au-delà des réseaux, deux évènements importants : Madrid Fusion (24 janvier 2023) et la rencontre Gault et Millau 2022 ont mis le foie gras à l’honneur grâce à une communication adéquate ainsi que par une mise en valeur gastronomique. Des personnalités à la notoriété affirmée ont promu le produit, à l’instar de Ketty Fresneda, cheffe ambassadrice reconnue en Espagne.

La mise en ligne d’un site web « Rencontres sur la route du foie gras », décliné en six langues, a été un succès majeur. Les anticipations relatives de visites du site web ont été dépassées et multipliées par deux, cumulant plus de 400.000 visites en deux ans ! Les bénéfices ont été multiples dont la diffusion des recettes créées par les chefs ambassadeurs du programme des pays producteurs, les pages consacrées à la pédagogie en expliquant le processus de production de ce mets et toutes ces spécificités ou encore le recensement de quelques défis cuisine.

Enfin, de nombreuses actions ont été mises en place pour interagir avec la jeune génération sur le terrain en visitant des écoles de cuisine et des écoles d’agronomie. Par ces rencontres, le foie gras a été présenté, depuis sa confection à son utilisation, en passant par les symboles dont il est porteur, à la prochaine génération qui le sublimera dans les assiettes ou dans les fermes. Il s’agissait de moments de transmission de savoir mais aussi de passion aux successeurs de la filière du foie gras. Cette ambition de pédagogie et de sensibilisation s’est aussi transposée dans les supermarchés où des chefs de rayon ont été formés pour être à même de répondre aux jeunes consommateurs.

Cette campagne, grâce à une action d’influence multimodale, a été un véritable succès pour le secteur européen du foie gras et a permis de sensibiliser efficacement à propos du produit, son image et l’environnement dans lequel il évolue.

Pour découvrir la série de courtes vidéos, n’hésitez pas à cliquer sur les liens suivants :
https://rencontres-foiegras.fr/duo/
https://inyenctura.hu/duo/
https://routedufoiegras.be/duo/
https://rutadelfoiegras.es/duo/

C’est sous un soleil estival que les membres d’Euro Foie Gras se sont réunis le mardi 6 juin 2023 à Bruxelles pour l’Assemblée générale de la fédération. Christophe Barrailh, Président d’Euro Foie Gras a déclaré : « Les enjeux européens pour notre secteur sont nombreux : révision des normes européennes de commercialisation, futures propositions législatives sur le bien-être animal et mise en place de la vaccination face à la grippe aviaire. Dans tous ces dossiers d’importance pour l’avenir de notre filière d’excellence, le secteur reste proactif, constructif et combatif. »

Avec la résurgence de foyers de grippe aviaire touchant le secteur de la volaille dans plusieurs pays européens à une période inédite de l’année, Euro Foie Gras a appelé à la mise en place rapide de la vaccination. Tout en rappelant que les mesures de biosécurité et de surveillance restent et resteront la pierre angulaire de la lutte contre cette épizootie, l’espoir est grand que cet outil supplémentaire permette d’endiguer durablement ce fléau.

De plus, le secteur européen du foie gras a réaffirmé avec force l’importance de maintenir la définition du foie gras cru avec les poids minimums de 300 gr pour les canards et de 400 gr pour les oies dans le futur règlement délégué sur les normes européennes de commercialisation pour la volaille. L’ensemble des acteurs du secteur ont à cœur d’offrir aux consommateurs et restaurateurs européens une qualité de produit à la hauteur du mets d’exception que constitue le foie gras et donc de les protéger contre toute dénomination trompeuse. Seul le maintien d’une définition ambitieuse et robuste du foie gras cru permettra d’assurer cela.

Sur le sujet du bien-être animal, Euro Foie Gras est résolument tourné vers l’avenir. Tout en dénonçant une opinion scientifique partielle et partiale de la part de l’EFSA sur le bien-être des canards, des oies et des cailles, la profession a pris acte des travaux de recherche à mener afin de pallier au manque actuel de données scientifiques sur un certain nombre d’aspects. Le secteur a réaffirmé l’importance de trouver des solutions équilibrées et durables répondant à plusieurs objectifs : le bien-être des éleveurs, le bien-être des animaux, les exigences sanitaires, l’environnement et la durabilité économique.

Tous ces sujets seront, à n’en pas douter, à nouveau au cœur du prochain Conseil d’administration de la fédération en octobre. Le rendez-vous est pris !

Dans sa nouvelle note de position sur l’abattage, Euro Foie Gras se place en faveur du maintien de l’étourdissement des palmipèdes gras par électronarcose, au moins pour les abattoirs dont la fréquence d’abattage est inférieure à 8.000 volailles/heure. L’avis scientifique de l’EFSA de 2019 sur l’abattage des volailles indique en effet qu’en-dessous de 8.000 volailles/heure sur une chaine, les opérateurs ont le temps d’identifier si des palmipèdes ne sont pas correctement étourdis et ainsi d’appliquer les mesures correctives appropriées. 

Le secteur européen du foie gras souligne également que ses abattoirs respectent les normes de bien-être animal. Seul un abattage correctement réalisé dans le plein respect du bien-être des palmipèdes gras permet d’obtenir des produits de qualité et le système d’électronarcose actuel fonctionne de manière satisfaisante si les appareils utilisés sont correctement réglés. En outre, Euro Foie Gras insiste sur le fait que les services vétérinaires contrôlent régulièrement les abattoirs de palmipèdes gras ; chacun d’entre eux dispose en effet d’un responsable de la protection animale qui s’assure qu’aucun animal ne soit saigné conscient. De plus, depuis quelques années, la mise en place d’un système d’enregistrement des paramètres d’électronarcose permet un contrôle du bon paramétrage du système ainsi qu’un suivi précis.

Enfin, il a été prouvé qu’étant des animaux plongeurs en conditions naturelles, les palmipèdes gras disposent d’une capacité anatomique particulière, qui, contrairement aux autres volailles, leur permet de rester en apnée pendant plusieurs minutes en présence de fortes concentrations de CO2. Cela fait de l’électronarcose la solution la plus efficace, contrairement à la narcose gazeuse car celle-ci ne permet pas la perte de conscience de tous les animaux d’un même lot dans un certain laps de temps.

Par cette nouvelle note de position, Euro Foie Gras réaffirme son état d’esprit constructif à quelques mois de la publication, par la Commission européenne, des propositions législatives sur le bien-être animal.

Une nouvelle édition du cocktail du Cercle des Amis du Foie Gras s’est tenue le 21 mars à la Représentation de la Région Nouvelle-Aquitaine à Bruxelles. Une 60aine d’Eurodéputés, membres des représentations permanentes et régionales auprès de l’UE, et autres amis du foie gras se sont rassemblés pour un moment de partage et de convivialité autour de ce mets d’exception. Une occasion de remercier deux Eurodéputés pour leur mobilisation en faveur de notre production européenne en leur remettant la Palme d’Or de la Fédération.
Après avoir remercié les nombreux participants pour leur présence à ce troisième et dernier cocktail du Cercle de cette mandature, Christophe Barrailh, Président d’Euro Foie Gras, a rappelé les nombreux défis que le secteur devra relever en cette année pré-électorale :

  • La mise en place de la vaccination pour lutter contre l’influenza aviaire, vaccination, qui vient d’être autorisée par l’Union européenne. Néanmoins, les mesures de biosécurité et de surveillance sont et resteront les piliers de la lutte contre la grippe aviaire. Assurer le maintien des exportations vers les pays tiers sera également un enjeu majeur.
  • L’adoption de propositions législatives sur le bien-être animal à l’automne 2023. Rappelant que le secteur a toujours été dans un état d’esprit « constructif », M. Barrailh a également mis en garde la Commission européenne « contre toute proposition déraisonnable qui aurait des conséquences dramatiques sur notre mode d’élevage extensif, très majoritairement plein air et familial ».
  • La révision des normes européennes de commercialisation pour la volaille dont le foie gras, pour lesquelles Euro Foie Gras appelle les institutions européennes au maintien du statu quo afin de permettre à notre produit de garder son excellence et aux consommateurs d’être dûment informés.

La Fédération a également décerné la Palme d’Or à deux Eurodéputés membres du Cercle qui se sont particulièrement distingués par la constance de leur engagement en faveur de la production européenne de foie gras : Mme Sander et M. Zoido. Tous deux grands amateurs de gastronomie européenne, ils ont toujours soutenu avec force et conviction notre secteur tant sur le sujet du bien-être animal que sur celui des normes de commercialisation.
Euro Foie Gras a aussi eu le plaisir d’introniser deux nouveaux Eurodéputés venant d’Espagne et de remercier les Eurodéputés déjà membres du Cercle.
Les échanges ont été conviviaux autour de délicieuses et multiples préparations à base de palmipèdes gras. Ce fut la dernière occasion de se réunir lors de cette mandature du Parlement européen avant les élections européennes de 2024. Le rendez-vous est déjà pris pour un nouveau cocktail en 2025 !

Euro Foie Gras est l’un des membres de l’European Livestock Voice (EVL), groupe qui rassemble des organisations européennes actives dans le secteur européen de l’élevage. Face à des critiques infondées et à la désinformation, l’objectif de l’ELV est de relancer un débat équilibré, sur la scène européenne, autour de ce secteur essentiel tant pour la sécurité alimentaire, la préservation du riche héritage agricole et culinaire européen que sur le plan économique, social et environnemental.

L’ELV avait déclaré dans un article : « Aujourd’hui, l’élevage est un élément clé de l’Europe rurale. L’élevage est présent dans presque toutes les régions d’Europe dans une grande diversité de systèmes de production en fonction des contextes économiques, géographiques et sociologiques locaux. Le secteur de l’élevage contribue substantiellement à l’économie européenne (168 milliards d’euros par an, 45 % de l’activité agricole totale), à la balance commerciale et crée des emplois pour près de 30 millions de personnes. Sans bétail, l’exode rural va augmenter, créant une pression supplémentaire dans nos villes, et une plus grande déconnexion avec la nature et avec notre patrimoine culturel. L’abandon des terres entraînerait également une augmentation des risques d’incendie de forêt dans un contexte de réchauffement climatique. »

L’élevage est vital d’un point de vue environnemental puisqu’il contribue à la régulation des cycles écologiques et notamment à la fertilité des sols de la planète. Avec l’apport de matière organique par le fumier ainsi que l’existence de prairies permanentes, l’élevage contribue au stockage du carbone dans les sols et donc à l’atténuation des gaz à effet de serre. La fin de l’élevage conduirait inévitablement à la disparition de prairies qui n’auraient plus d’utilité. Ainsi, le développement de terres en friches remplaçant les prairies gérées provoquerait une énorme perte de biodiversité. À titre informatif, les prairies permanentes européennes contiennent 50 % des espèces végétales endémiques européennes.[1] Par conséquent, la préservation de l’élevage est également cruciale pour la conservation de la biodiversité et la protection des terres en Europe. Euro Foie Gras continuera d’œuvrer en faveur de la préservation de l’élevage européen et de promouvoir ses nombreux bénéfices en partenariat avec les autres associations membres de l’ELV


[1] Un monde sans élevage n’a aucun sens d’un point de vue humanitaire, économique, écologique et agronomique – Euractiv

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